Un membre du collectif de Sète Bancs publics, qui milite contre le projet d’un parking place Aristide-Briand, avait été interpellé lors d’un rassemblement à proximité du chantier en octobre 2023. Il était jugé ce jeudi 12 septembre pour “violences sur dépositaire de l’autorité publique”. Lui et son avocat dénoncent une “manipulation de la procédure pour camoufler des violences policières”
A la barre du tribunal d’Instance de Montpellier ce jeudi 12 septembre, Silvain P., un fonctionnaire d’une soixantaine d’années en costard bleu marine, et derrière lui, une trentaine de militants du collectif bancs Publics, qui s’opposent à la construction d’un parking en centre-ville de Sète. Il lui est reproché outrage, rébellion et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique (en l’occurrence, deux agents de la Brigade anti-criminalité de Sète), leur ayant occasionné une Interruption totale de travail (ITT) d’un jour chacun.
Le 28 octobre 2023, alors que le collectif, en lutte depuis deux ans à l’époque, organise son rassemblement hebdomadaire sur le lieu des travaux du futur parking, ils décident de pénétrer sur le chantier, dont la porte était ouverte pour “prendre une photo symbolique”. Deux hommes arrivent, et selon le militant écolo et quatre témoins qui se succèderont à la barre, rien de permettait de les identifier comme étant des policiers. La tension monte. Ils s’avère que ces deux hommes font parti de la Brigade Anti-criminalité (BAC) de Sète.
Dans les procès-verbaux de ces deux agents, ces derniers font mention d’une dame d’une soixantaine d’année (absente du procès, comme les deux agents constitués en partie civile) qui aurait voulu enfermer des policiers municipaux dans le chantier en en verrouillant la porte avec un cadenas, ce qui les auraient poussé à intervenir. Ils accusent Silvain P. de leur avoir dit “je vous emmerde, sale fascistes”,…
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Auteur: Elian Barascud

