Les politiques de l’UE continuent d’augmenter le nombre de décès en mer et dans les territoires de passage en construisant des frontières intérieures et extérieures. De nouveaux accords sont signés avec les pays de transit et de départ. Des millions sont alloués à la technologie, à la police et à de nouveaux murs pour arrêter les personnes en route vers l’Europe ou pour construire des camps en outre-mer. Un plan fonctionnel pour l’anéantissement des exilé.e.s.
Celleux qui atteignent l’UE sont condamné∙e∙s à une vie d’esclavage dans l’espoir d’obtenir un laissez-passer pour un statut considéré comme acceptable par le système. Celleux qui ne parviennent pas à se dépêtrer de la course d’obstacles bureaucratiques, celleux qui ne travaillent pas légalement, celleux qui se rebellent, celleux qui ne sont pas considéré∙e∙s comme intégrables ou exploitables, deviennent de la chair à canon pour le système des centres de rétention ou des prisons.
Dans ce contexte, le nombre de personnes forcées de migrer en raison de la crise climatique et écologique déclenchée par le modèle de production des États occidentaux augmente également. Pour dénoncer l’hypocrisie de ce système qui pille, rejette et déporte tout en prônant l’écologisme, nous pensons que l’action directe est la voie à suivre.
Si, d’un côté, l’Union européenne met en place un système qui génère des guerres et misère, puis criminalise et exploite les personnes qui y échappent, de l’autre, il y a celleux qui, avec force et détermination, continuent chaque jour à défier ce système. Les passages de frontière qui échappent au contrôle de plus en plus intense des États, les émeutes et les luttes qui grippent les rouages des centres de rétention administrative, les réduisant parfois en ruines – comme en février 2023 au CPR (CRA) de Turin – montrent qui la monstrueuse machine étatique est moins invincible qu’il n’y…
La suite est à lire sur: iaata.info
Auteur: IAATA

