À l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, l’attention se concentre naturellement sur les équipes et les performances sportives. Pourtant, au-delà du football, cet évènement continental joue un rôle tout aussi influent : il contribue à la construction de l’image économique des pays africains en projetant des signaux de confiance, de capacité organisationnelle et de crédibilité institutionnelle. Or cette dimension est rarement analysée pour elle-même.
Le sport est souvent pensé comme levier d’émotion ou de cohésion sociale, plus rarement comme un producteur d’images économiques susceptible d’influencer les perceptions des investisseurs, des partenaires internationaux et des acteurs business. La CAN offre ainsi un terrain privilégié pour interroger ce lien.
Je travaille sur la manière dont les images, la confiance sociale et les dispositifs symboliques influencent les dynamiques économiques, politiques et organisationnelles. J’analyse comment cette grande compétition sportive africaine participe au façonnage de représentations économiques qui dépasse largement le cadre du sport.
Un dispositif de visibilité pour tous
Les grandes compétitions sportives concentrent plusieurs dynamiques puissantes : une visibilité médiatique mondiale, une forte intensité émotionnelle et des récits de réussite ou de fragilité à forte portée symbolique. Ces « méga événements » sont analysés en sciences de l’information et de la communication comme des dispositifs de visibilité capables de structurer durablement des représentations collectives.
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Dans ce cadre, le sport agit comme une fabrique d’images. Il donne à voir, sur un temps court, des éléments rarement observables ailleurs comme la capacité d’un pays à organiser, sécuriser, coordonner et accueillir un évènement…
Auteur: Fabrice Lollia, Docteur en sciences de l’information et de la communication, chercheur associé laboratoire DICEN Ile de France, Université Gustave Eiffel

