Malgré l’incertitude concernant les possibles retombées macro-économiques d’une compétition sportive continentale, les pays organisateurs doivent réaliser d’importants investissements infrastructurels – des stades aux réseaux de transport, en passant par les les hôpitaux, les moyens de télécommunication, etc. La réalisation de telles actions invite à s’interroger sur leur efficacité.
La mise en oeuvre de ces investissements remet au goût du jour le débat sur l’opportunité de la dépense publique et les retombées attendues d’une compétition comme la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football pour le pays organisateur.
Après la CAN 2021 de football au Cameroun, celle en cours en Côte d’Ivoire donne l’occasion de présenter de manière prospective quelques retombées espérées par le pays organisateur.
Chercheur en management et économie et du sport, je vais évoquer ici des exemples clés qui illustrent l’opportunité, pour un pays organisateur, de consacrer d’importants moyens financiers à la préparation d’une compétition comme la CAN. Parmi ces opportunités : les infrastructures pour les championnats locaux, la professionnalisation des clubs, les contrats juteux pour les entreprises et la promotion du tourisme.
Les infrastructures pour les championnats locaux
La préparation aux compétitions sportives nécessite la construction d’infrastructures générales et sportives. Dans les pays en voie de développement, comme c’est le cas dans la majorité des États africains, la quasi-totalité des clubs ne peut aisément construire des équipements dignes de ce nom. L’État joue donc ce rôle à deux niveaux : au niveau général (routes, transport, énergie, communication, touristiques, etc.), et au niveau sportif (stades, etc.).
Ces infrastructures peuvent rendre le pays attractif et renforcer son image de marque par l’amélioration de la qualité de vie des citoyens. De plus, la CAN donne…
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Auteur: Roland Hermann Bioñomo, Enseignant-Chercheur, Université de Yaoundé II

