Confronté à la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf ans, Justin Trudeau a annoncé lundi 6 janvier son intention de démissionner de son poste de premier ministre et de chef du Parti libéral du Canada quand sa formation politique aura désigné son remplaçant.
« Je suis un combattant, chaque fibre de mon être me dit de me battre car je me soucie profondément des Canadiens », a assuré Justin Trudeau devant la presse. Mais, a-t-il constaté, la crise politique l’empêche de continuer à gouverner et, « malgré les efforts déployés pour passer à travers, le Parlement est paralysé depuis des mois ».
Le premier ministre a donc décidé de « démissionner de la tête du parti et du poste de premier ministre quand le parti aura choisi son prochain leader » après « un processus national, rigoureux et compétitif ».
Cette décision n’est pas une surprise : les journaux The Globe and Mail et The Toronto Star, s’appuyant sur des sources au sein du parti libéral, s’attendaient à ce que le premier ministre se retire avant la réunion nationale de sa formation mercredi.
L’annonce de Justin Trudeau intervient à quelques mois des prochaines législatives qui doivent se tenir d’ici à la fin du mois d’octobre. Jusqu’ici, le premier ministre, qui avait annoncé son intention de se représenter, est crédité dans les sondages de plus de 20 points derrière son rival conservateur, Pierre Poilievre.
Popularité en chute libre
Minoritaire au Parlement, le premier ministre canadien est fragilisé par le retrait de son allié de gauche et le mécontentement croissant au sein de son propre parti.
Sa popularité s’est affaiblie ces derniers mois, son gouvernement ayant survécu de justesse à une série de votes de défiance et ses détracteurs ayant appelé à sa démission. Après près d’une décennie au pouvoir, le premier ministre canadien est vu comme responsable de la forte inflation qui…
Auteur: La Croix (avec AFP)

