Canards maltraités : Carrefour épinglé par L214

Des oiseaux aquatiques qui passent leur vie sans jamais piquer une tête dans un bassin. Voilà le sort qui est réservé aux 11 500 canards de barbarie enfermés dans un élevage à Sèvremoine, en Maine-et-Loire.

Une enquête de l’association L214 révèle qu’ils y sont élevés sur des caillebotis en plastique sans litière, avec à peine plus que la surface d’une feuille A4 pour chaque individu. Résultat : les canards ont des croûtes sur les pattes, et développent des handicaps. Certains ne peuvent plus se déplacer. D’autres meurent et les cadavres sont laissés sur place. Ils n’ont jamais accès à l’eau (autrement qu’avec une pipette pour boire) et ne peuvent pas laver leur plumage qui reste souillé. Il s’agit pourtant d’oiseaux aquatiques, qui ont un besoin vital de se baigner, ou au moins de mettre la tête sous l’eau.

Pour éviter qu’ils ne s’attaquent entre eux, L214 révèle que ces canards sont mutilés : « On leur coupe la pointe du bec et les griffes, deux mutilations très douloureuses », explique la comédienne Aure Atika, qui présente l’enquête de L214 en vidéo.

La viande de ces canards est ensuite vendue par la marque Carrefour Extra. Dans sa charte éthique fournisseurs d’octobre 2024, l’enseigne engage pourtant chacun de ses fournisseurs à « respecter les réglementations en vigueur en matière de respect du bien-être animal » et à « bannir les actes de cruauté envers les animaux », rappelle L214 dans son communiqué.

L214 interpelle donc Carrefour en lui demandant de retirer ces produits de ses rayons, et de signer le Plant Protein Pact, qui invite les enseignes de la grande distribution à se détourner de l’élevage intensif d’ici 2030.

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