C’est le cancer le plus fréquent, celui qui tue le plus de femmes chaque année en France et dans le monde : le cancer du sein. Tous les ans, en octobre, les pouvoirs publics se mobilisent pour sensibiliser sur le sujet à l’occasion d’Octobre rose. Alcool, tabagisme, obésité, antécédents familiaux, les facteurs de risque sont désormais bien connus et remis en avant à chaque campagne de sensibilisation.
Un indicateur n’est cependant jamais évoqué. Comme s’il n’existait pas : le travail. « Ce sont toujours les comportements individuels de la femme qui sont mis en avant. Les potentielles conséquences du travail, elles, ne sont jamais évoquées », note Marie-Christine Cabrera-Limame, infirmière de la santé au travail et membre bénévole du Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle et environnementale dans le Vaucluse (Giscope 84).
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Pourtant, de nombreuses études scientifiques mettent désormais en avant plusieurs facteurs de risque liés au travail qui augmentent la probabilité de contracter cette maladie qui tue plus d’une personne affectée sur dix. Dans une indifférence presque totale. C’est pour cette raison que, lors des Assises de la santé et de la sécurité des travailleur·ses, les organisateurs ont voulu mettre ce sujet à l’ordre du jour. Un groupe de travail y a ainsi consacré une journée entière.
Il y a un impensé total sur cette question (…) Le cancer du sein est perçu comme une fatalité.
A. Marchand
Et le chantier est immense. Déjà pour informer les femmes que le développement de leur cancer du sein pourrait avoir un lien avec leur activité professionnelle. « Il y a un impensé total sur…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

