Agricultrices, jardiniers et ouvriers du bâtiment ont un triste point commun : ils sont exposés aux rayons UV dans le cadre de leur activité professionnelle, et donc plus exposés aux cancers de la peau.
Dans une expertise publiée le 15 octobre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) conclut à l’existence d’un lien avéré entre l’exposition aux UV — que la source soit naturelle ou artificielle — dans le cadre professionnel, et la survenue de plusieurs cancers cutanés : les carcinomes épidermoïdes cutanés, les carcinomes basocellulaires cutanés et les mélanomes cutanés.
Par ailleurs, l’Anses conclut à l’existence d’une relation causale avérée entre l’exposition aux rayons UV artificiels provenant du soudage et les mélanomes oculaires.
Environ 3,5 millions de salariés sont exposés au travail à l’extérieur
Selon l’agence, ces travaux constituent « un argument fort en faveur de la création d’un tableau de maladie professionnelle qui permettrait de faciliter la reconnaissance et l’indemnisation pour ces cancers ». Environ 3,5 millions de salariés sont exposés au travail à l’extérieur, et environ 150 000 aux UV artificiels (liés à l’utilisation de lampes UV pour des opérations de désinfection par exemple, ou à l’émission d’UV lors de certaines activités telles que le soudage).
Dans une perspective d’amélioration globale de la santé publique, l’Anses recommande « d’améliorer l’accès aux soins dermatologiques et, plus spécifiquement, de systématiser la réalisation d’un examen cutané lors des visites de médecine du travail afin de limiter les retards de diagnostic ». Elle recommande aussi de former les médecins du travail aux examens dermatologiques, et rappelle que les risques liés aux rayonnements UV solaires doivent être évalués et intégrés au Document unique d’évaluation des…
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