A partie du mardi 12 août la température hautement symbolique et réellement alarmante de 40 degrés à l’ombre est annoncée à Lyon. Les médias nationaux sont en boucle sur les dangers de ces « épisodes de chaleur intense » et les alertes sont déclenchées. Pour autant, pour les mineurs isolés exilés à la rue du jardin des Chartreux, rien n’est fait.
Malgré nos demandes, pas le moindre geste de protection envers ces derniers, dont plusieurs chaque semaine sont placés sous la protection de l’aide sociale à l’enfance, devenus enfants en danger au terme d’une procédure de plusieurs mois durant laquelle les institutions, bafouant le droit, les auront laissés à la merci de tous les dangers.
Les tentes sont des fours.
Durant la canicule du mois de juillet, nous avons dû faire appel quotidiennement aux pompiers ou aux services d’urgence, un jeune a dû être hospitalisé durant plus de 5 jours du fait d’un coup de chaleur. Tous sont épuisés, moralement et physiquement.
Nous le répétons, ces jeunes sont en danger immédiat.
Au fil des années, nous assistons à la banalisation de l’indignité et à une mise en danger croissante des plus vulnérables.
Aujourd’hui, la Métropole de Lyon demeure immobile face à des situations qui seraient apparues proprement inacceptables il y a quelques années aux yeux des élu.es.
La situation paroxystique actuelle est inacceptable ; à l’été 2021, un gymnase avait été ouvert d’urgence pour protéger les jeunes du square Ferrié des orages.
Nous ne nous résignons pas à cette absence de réaction, nous demandons à ce que ces jeunes soient protégés en rappelant que plus de deux tiers d’entre eux seront placés au terme de la procédure de recours.
Protégeons-les !
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