Les températures sont redescendues et plus vivables que la semaine dernière. Mais si cet épisode caniculaire est derrière nous, d’autres sont attendus. La course aux profits, l’exploitation sans limite de la nature, l’organisation irrationnelle de l’économie ont transformé notre planète en bombe à retardement. Aujourd’hui, cette bombe explose au visage des travailleurs.
Car c’est surtout pour les travailleurs et les plus pauvres que c’est une catastrophe. Les plus riches se déplacent d’un endroit climatisé à un autre dans des voitures elles-mêmes climatisées.
Les heures de travail éprouvantes, les trajets suffocants dans des transports en commun bondés, les HLM et immeubles mal isolés qui renvoient la chaleur comme des fours à pizza, c’est pour les classes populaires.
Pas de température limite à l’exploitation
Malgré la canicule, le travail ne s’est arrêté ni sur les chantiers ni dans les usines. Même dans les bureaux et les commerces, combien de salariés se sont retrouvés piégés au travail avec 35 ou 38 degrés ?
Aucun niveau de température n’arrête le patronat, parce qu’il faut que la machine à profits tourne au maximum. Dans la Drôme, un couvreur de 19 ans a été envoyé travailler sur le toit d’un bâtiment : la chaleur l’a tué.
Le gouvernement refuse de mettre des limites au patronat. À la place, il égrène ses consignes de « bons sens », boire de l’eau, fermer les volets, comme si on avait besoin de lui pour ça ! Puis, il retourne à ses occupations favorites : brasser de l’air, ce que les ventilateurs font bien mieux que lui.
Comme pour tout, le gouvernement renvoie chacun à sa propre responsabilité. Comme si nous étions égaux ! C’est le patron qui décide des conditions de travail. Il tient les salariés en son pouvoir, et là c’est un pouvoir de vie et de mort.
L’incurie du gouvernement
Et le gouvernement lui-même, que fait-il pour réparer les dégâts dont il est…
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