Canicule : la révolution ou la mort

Ce titre peut paraître outrancier et excessif alors que c’est l’apathie dépolitisante actuelle – celle des journalistes en quête de solutions innovantes pour isoler ses vitres, celle des politiques qui enchaînent les platitudes infantilisantes et celle des scientifiques qui montrent la catastrophe mais ne nomment jamais les responsables – c’est cette apathie coupable qui est outrancière est excessive. La survie de l’humanité et la viabilité des écosystèmes de régions entières sont mises en danger par des décennies de fuite en avant capitaliste. Longtemps rangé dans la catégorie des risques lointains – dans le temps et dans l’espace – le réchauffement climatique envahit nos appartements et il est en train de laminer notre système agricole. La vérité désormais c’est que sans changement rapide voire brutal de notre modèle économique, le réchauffement climatique ne sera jamais stoppé ou infléchi et l’adaptation – la fameuse, dont on entend beaucoup parler ces jours-ci – n’aura jamais lieu, comme l’état actuel des logements, des hôpitaux ou des écoles le montre. Ce dont nous avons besoin c’est d’une rupture franche et nette avec le capitalisme et sa classe parasite, sinon nous sommes tous condamnés à mort : en tant qu’individus – c’est déjà le cas pour une partie d’entre nous dans les mois et années à venir – et en tant qu’espèce, entraînant toutes les autres dans notre chute. L’objectif révolutionnaire – celui d’un bouleversement rapide de la société, ici comme ailleurs – est devenu le seul viable. Voici pourquoi et comment.

L’objectif de limitation de nos émissions carbone a été abandonné par les macronistes

« Des choses ont été faites pour réduire les émissions dans l’industrie, les mobilités. Mais sur la question de l’adaptation, on n’a pas été assez loin assez vite », a dit Gabriel Attal, ex-Premier ministre et occupant de divers postes de la…

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Auteur: Nicolas Framont

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