Les canicules que nous connaissons depuis mai 2026 ne sont pas seulement exceptionnelles par les températures démentielles et leurs conséquences désastreuses, mais également par les béances qu’elles sont en train de révéler – béances d’un système social, politique et économique qui n’ont rien d’accidentel, mais font au contraire partie de la structure. « It’s not a bug, it’s a feature » (« Ce n’est pas un bug, c’est une fonction »).
Avec la multiplication des événements climatiques extrêmes, c’est toute la société qui est menacée.
Tout ce que nous vivons est prévisible et marque le commencement de l’ère du climato-ségrégationnisme. On autorise le Tour de France pendant que les forêts brûlent. On prétend avoir tout fait pour le climat, quand l’État français est condamné pour inaction climatique. On orchestre une Convention citoyenne pour le climat dont les conclusions sont balayées, tout en réprimant durement l’activisme climatique ou en rabotant les fonds dédiés à la transition écologique. Et tandis que l’on moque ces pauvres gens qui se battent pour obtenir climatiseurs et ventilateurs dans un Lidl, pour survivre (ou mourir) dans des passoires thermiques autorisées par l’État, gardons en mémoire que dans quelque temps, nous nous battrons de la même manière pour l’eau, l’électricité ou la nourriture qui viendra à manquer.
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En effet, avec la multiplication des événements climatiques extrêmes, c’est toute la société qui est menacée – jusqu’à son économie, puisque visiblement l’argument de la dignité du vivant ne suffit pas pour réveiller les consciences. Des canicules à répétition, ce sont des systèmes électriques…
Auteur: Albin Wagener

