Canicule : les orages prévus ce weekend vont-ils être violents ?

La délivrance ne sera pas pour tout de suite. La France subit une vague de chaleur depuis le 28 juillet, soit dix-huit jours. Des pics de température ont été atteints le 13 août pour la moitié ouest du pays, avec 42,5 °C relevés à Châteaumeillant (Cher), 40,9 °C à Bordeaux (Gironde) ou encore 40,4 °C à Nantes en Loire-Atlantique (une valeur inédite pour un mois d’août). D’autres records sont attendus le 14 août pour la moitié est — 75 départements sont toujours placés en vigilance orange canicule — avant que le thermomètre baisse (très) progressivement durant le weekend, notamment avec la multiplication d’orages localisés.

En effet, un talweg — en météorologie, il s’agit d’une zone de basses pressions — va arriver de l’Atlantique et effleurer le nord-ouest du pays. « Ce n’est pas de l’air vraiment froid qui va venir déstabiliser l’atmosphère, précise Ardrien Warnan, prévisionniste à Météo-France. Il restera assez mou, ne sera pas très prononcé. » Ainsi, les orages ne devraient pas être suffisants pour faire baisser drastiquement les températures, samedi 15 et dimanche 16 août.

Les ingrédients pour former un orage

Pour comprendre la situation, il faut se plonger dans nos souvenirs de SVT, et se rappeler comment se forme un orage. Un nuage d’orage (ou « cumulonimbus ») se nourrit de deux ingrédients : un air chaud au niveau du sol ; et un air frais, voire froid, en altitude. L’air chaud, plus léger, va s’élever dans l’atmosphère.

« Une masse d’air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau qu’une masse d’air froid », développe Blandine Pluchet, physicienne et autrice du Petit guide des nuages (éd. First). En montant en altitude, la masse d’air chaud va refroidir, et donc ne plus pouvoir contenir autant d’eau qu’avant. L’humidité va se condenser et former des gouttelettes d’eau ou des cristaux de glace, créant un nuage. Plus l’écart…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Justine Guitton-Boussion