En ce mois de juin 2026, nous battons chaque jour des records de température. Ce que signifie vraiment « changement climatique » devient ainsi brutalement perceptible : conditions de travail dégradées, voire insupportables pour certains métiers, fatigue physiologique et psychologique, mise en danger aiguë de la santé des plus faibles, réduction de la productivité, perte de PIB, etc.
Face à ces réalités, le débat ou ce qui en tient lieu s’enclenche tous azimuts, chacun empilant ses réponses prioritaires, plus ou moins bricolées, sur celles des autres. Si cette réaction est compréhensible et nécessaire, elle présente toutefois un inconvénient majeur : elle privilégie l’immédiat et le sectoriel au détriment du temps long et de l’approche systémique.
La biodiversité, éternelle absente
Les conséquences de moyen et long terme de ces deux premières canicules et de celles qui suivront ne sont en effet pas assez soulignées, vis-à-vis du vivant notamment. Rappelons d’abord que les périodes de forte chaleur du passé nous amènent à redouter une hausse significative de la mortalité humaine dans les semaines à venir. Ensuite, que les plantes cultivées comme les animaux d’élevage souffrent eux aussi des fortes chaleurs et réduisent leur croissance, ce qui compromet les rendements et l’équilibre financier de beaucoup d’exploitations agricoles.
Et qu’enfin la biodiversité, éternelle absente des commentaires, déjà malmenée par l’extension des surfaces imperméabilisées, la pollution, l’agriculture intensive, est lourdement affectée par ces événements. Or, plus le temps passe et plus le changement climatique s’aggrave, renforçant l’effondrement de populations animales, végétales et probablement de micro-organismes, engendrant une simplification des écosystèmes et une perte de la capacité de ceux-ci à encaisser les perturbations à venir, climatiques, sanitaires ou…
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