L’hécatombe se poursuit dans le parc nucléaire français. Jeudi 25 juin, EDF a arrêté deux nouveaux réacteurs, au Bugey (Ain) et à Nogent-sur-Seine (Aube), en raison de la canicule. Cela porte à trois le nombre de réacteurs à l’arrêt pour cause de fortes chaleurs, après celui de Golfech (Tarn-et-Garonne), stoppé depuis le 22 juin.
Le réacteur n°2 de Saint-Alban (Isère) doit également réduire sa puissance. D’après Ouest-France, des ralentissements ou arrêts pourraient aussi affecter le Blayais (Gironde).
EDF explique que ces arrêts sont dus à des « causes externes liées à l’environnement » et permettent de respecter les seuils réglementaires de réchauffement des fleuves et rivières utilisés pour refroidir les centrales. À Golfech, la température de la Garonne ne doit pas dépasser 28 °C après les rejets de la centrale. À Nogent-sur-Seine, « la réglementation impose que l’élévation de température de la Seine ne dépasse pas 3 °C entre l’amont et l’aval du site, et que la température moyenne ne dépasse pas les 28 °C en aval ». L’électricien estime que ces arrêts réduisent la production de 0,3 % par an en moyenne depuis 2000, mais prévoit que cette perte pourrait atteindre 1,4 % en 2035 sans adaptation.
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« Les arrêts liés à la température des fleuves interviennent de plus en plus tôt », a observé Pauline Boyer, chargée de campagne nucléaire à Greenpeace France, qui redoute une tentation à aller vers « des dérogations de plus en plus fréquentes, voire de nouvelles normes, trop souples ».
Des centrales à gaz pour les besoins en clim
En parallèle, comme vous l’a raconté Reporterre, la France a rallumé des centrales à gaz pour répondre à la demande électrique, portée par la climatisation. « Faute de pouvoir mobiliser des réacteurs, en arrêt forcé ou en maintenance estivale, on…
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