S’il est maintenant bien trop tard pour éviter le réchauffement catastrophique déjà en cours, il n’est jamais trop tard pour se soulever afin d’éviter un avenir toujours pire et pour forcer à des adaptations vitales et urgentes.
Lors de cette énième canicule, les politicards regardent à nouveau ailleurs, sont dans le déni, promettent des « solutions » nuisibles ou dérisoires, évoquent des options individuelles, se renvoient la balle, réagissent dans l’urgence pour ne rien changer au fond, nous laissent nous démerder en mode système D, etc.
C’est d’abord aux plus riches, aux grands propriétaires, aux profiteurs et aux multinationales qui se sont gavés pendant des dizaines d’années via l’économie de marché et le productivisme , cause principale des désastres, de payer les pots cassés et de réparer ce qui peut encore l’être. Evidemment, il ne le feront pas spontanément et fuieront leur responsabilité criminelle par tous les moyens, il faudra les y obliger d’une manière ou d’une autre. Il faudra aussi changer radicalement de modèle de société pour arrêter de déplorer les effets dont on chérit les causes. C’est à nous, aux peuples d’en bas, d’agir vigoureusement pour notre survie, qui va avec celle de l’ensemble de la biosphère.
Car même une « gauche écolo » au pouvoir, même volontaire, a/aura bien du mal à contrevenir aux diktats de l’Etat et du Capital pour imposer des mesures structurelles de rupture.
Pour l’instant, l’argent va d’abord à la guerre et aux armées, aux flics et aux IA, tandis que des dizaines de milliards pleuvent sans contreparties pour les multinationales et que la recherche d’énergies fossiles à tout prix continue. L’éducation, la santé, la rénovation thermique et l’adaptation structurelle passent bien après, leurs budgets sont sabrés régulièrement ; pour le capitalisme ce sont des secteurs trop peu rentables.
Le capitalisme et l’Etat sont…
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