C’est plus encore que le budget total du ministère de la Justice, et presque l’équivalent de celui du ministère de la Santé. Le 5 octobre, le président de la Commission des finances et député de La France insoumise (LFI) Éric Coquerel a rendu les conclusions de sa mission flash consacrée aux coûts des fortes températures, de la sécheresse et des incendies de l’été 2026. Résultat : son estimation atteint les 16 milliards d’euros.
Pour arriver à cette somme, le député de Seine-Saint-Denis a auditionné pendant plusieurs semaines différents ministères, des organisations syndicales, des économistes, des acteurs chargés de la prévention et de la lutte contre les incendies, des assureurs, des acteurs du logement, mais aussi des élus locaux. Avant de se rendre au Porge, en Gironde, à la rencontre des victimes des mégafeux de cet été.
L’estimation s’appuie sur une addition de trois coûts : la perte de production enregistrée au troisième trimestre 2026 en termes de produit intérieur brut (PIB), les dépenses publiques supplémentaires d’ores et déjà engagées, ainsi que le coût pour le budget et le patrimoine des ménages et des entreprises.
Des chiffres qui présentent toutefois des limites méthodologiques. « Certains acteurs ont de grandes difficultés à présenter des chiffres et des estimations, prévient Éric Coquerel lors d’une conférence de presse. Le ministère de l’Éducation nationale ne dispose par exemple d’aucune donnée sur les besoins d’équipement, renvoie vers les collectivités territoriales, arguant que certains travaux n’ont pas à être engagés puisqu’une baisse du nombre d’élèves scolarisés est à prévoir. »
Dans le domaine de la construction, ce sont par exemple 868 022 heures qui ont dû être indemnisées en 2026, soit onze fois plus que l’année précédente. Sans parler de la lutte contre les incendies qui aurait entraîné au moins 300 millions…
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