One Health : Peut-On encore sauver notre santé et celle de la planète ?
Les pandémies ne tombent pas du ciel. Elles naissent dans un monde où les frontières entre les sociétés humaines, les animaux et les écosystèmes sont chaque jour un peu plus fragilisées. Derrière les crises sanitaires successives, du SRAS au Covid-19, jusqu’aux canicules successives de cet été, se dessine une même réalité : notre santé est intimement liée à celle du vivant.
C’est sur ce constat que repose le concept de One Health – « Une seule santé » –, désormais au cœur des réflexions scientifiques internationales.
Déforestation, artificialisation des sols, effondrement de la biodiversité, dérèglement climatique ou pollution des milieux modifient les équilibres écologiques et favorisent l’émergence de nouveaux agents pathogènes. Mais ces constats obligent à un changement de paradigme radical.
Penser la santé ne consiste plus seulement à soigner les malades, mais à prévenir les crises en considérant les interactions entre humains, animaux et environnement. Une ambition qui suppose de faire dialoguer médecins, vétérinaires, écologues, chercheurs, juristes et responsables publics, bien au-delà des frontières disciplinaires ou nationales.
Reste une interrogation majeure : nos sociétés sont-elles prêtes à tirer toutes les conséquences de cette approche ? Car adopter One Health, c’est aussi questionner nos modèles agricoles, économiques et industriels, notre rapport au vivant et notre capacité à anticiper plutôt qu’à subir. Une question qui dépasse celle de la médecine et interroge les conditions mêmes d’un monde encore habitable.
Auteur: Le Média

