La légalisation du cannabis enjoint de dépasser l’approche punitive pour traiter la consommation comme un enjeu de santé publique. À gauche, la réflexion la plus aboutie se trouve du côté des Écologistes ou encore de La France insoumise, qui propose, dans son livret thématique récemment actualisé, de renforcer les moyens de prévention via l’éducation et la suppression des amendes forfaitaires délictuelles.
Il faudrait aussi, selon le mouvement insoumis, « confier le pilotage de la politique de lutte contre les addictions et les trafics de drogues en cotutelle aux ministères de la Santé et de l’Intérieur ». Il s’agit de renforcer les dispositifs existants, comme les centres de soins et d’accompagnement, tout en intégrant des programmes de prévention dès l’école. Inspirée des modèles portugais et canadien, cette approche vise à réduire les risques liés à la consommation, notamment chez les plus jeunes et les consommateurs vulnérables.
Le rôle clé des associations
Les associations sont aussi des acteurs incontournables, comme Aides, NORML France ou le Circ. Ces structures mènent des actions de terrain sur la réduction des risques et le soutien aux usagers, loin des préjugés. Elles plaident également pour des modèles de régulation éloignés des logiques purement marchandes, comme les Cannabis Social Clubs, prônant une production collective et contrôlée.
Dans un communiqué publié à l’occasion de la journée internationale « Support. Don’t Punish », en juin 2021, Aides plaide pour la légalisation de toutes les drogues, estimant que les politiques répressives actuelles, en vigueur depuis 1970, sont « inefficaces et coûteuses ». L’association souligne que ces politiques mettent en danger la santé des usagers, avec « une prévalence de l’hépatite C chronique atteignant 30 % chez les consommateurs de drogues…
Auteur: Maxime Sirvins

