Cannes à l’heure de MeToo

Peut-être Iris Knobloch, présidente du Festival de Cannes (1), et Thierry Frémaux, son délégué général, pensaient-ils que la nomination, en décembre dernier, de Greta Gerwig à la tête du jury de la compétition de cette 77e édition suffirait. Peut-être ont-ils cru que l’attribution de ce rôle éminent à la réalisatrice du blockbuster Barbie – et qu’importe si ce film ne relève que d’un pseudo-féminisme ! – prouverait à elle seule le soutien du festival à la cause des femmes. C’était sans imaginer l’irruption sur la scène publique de Judith Godrèche, dont les déclarations ont revitalisé le MeToo du cinéma dans un premier temps, avant qu’il devienne beaucoup plus large, provoquant une déferlante de témoignages.

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La 77e édition se tient du 14 au 25 mai. Retrouvez sur Politis.fr notre chronique quotidienne en direct de Cannes.

Le festival ne pouvait pas ne pas réagir. D’autant que, cette année, les réalisatrices ne brillent pas par leur présence dans l’épreuve reine : on en compte 4 sur 22 films en compétition (elles étaient 7 sur 21 l’an dernier). Ses responsables ont donc ouvert leur porte au court-métrage de Judith Godrèche, intitulé Moi aussi, « qui met en lumière les récits de victimes de violences sexuelles », commente le festival. Il poursuit : « Autant d’expériences individuelles qui s’ajoutent à la sienne et soulignent leur caractère tristement universel. Le Festival de Cannes souhaite ainsi faire résonner ces témoignages. » Le film a été présenté le mercredi 15 lors de la cérémonie d’ouverture de la section Un certain regard et au Cinéma de la plage en accès libre.


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Auteur: Christophe Kantcheff

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