L’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministère de l’Intérieur contre des militant·es désigné·es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis·es en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».
La DGSI, accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé à l’arrestation de neufs personnes aux quatre coins de la France – que nous réunissons sous la bannière « libertaires », aux engagements politiques divers, à Toulouse, Rennes, en région parisienne, en Dordogne,..
Ces neuf personnes ne se connaissent pas toutes. Certaines ne s’étaient côtoyées qu’une fois dans leur vie (pendant le confinement). Mais toutes avaient comme point commun une personne, ciblée par la DGSI depuis son retour du Rojava en 2018 où il était engagé auprès des forces de protection kurdes.
A l’issue des garde-à-vue, 7 sont inculpées et 5 d’entre elles sont placées en détention provisoire tandis que l’instruction est toujours en cours. 3 autres seront arrêtées plus tard, mais pas inculpées.
En prison, il y aura eu 1 mise à l’isolement, des fouilles à nu, des interrogatoires interminables, des refus de soin, des galères d’accès aux colis, cantine, courrier, etc.. Les remises en « liberté » se font au compte-goutte avec des contrôles judiciaires très stricts. L’un d’entre eux a réussi à sortir d’un isolement carcéral de 16 mois après une grève de la faim de 36 jours, avant de terminer sa détention sous bracelet électronique.
Pour finir, en décembre 2024, c’est un total de près de 150 000e de frais comprenant le paiement des avocat.es, la préparation des colis en prison (habits, revues, livres), la thune pour cantiner, puis tous les frais et les déplacements des soutiens.
Mais ce sont surtout les séquelles physiques et psychologiques, le mépris, les menaces, les pressions, des relations durablement affectées, la…
Auteur: IAATA

