Capitalisme américain, le culte de la richesse

Depuis un siècle et demi, le storytelling capitaliste contribue à perpétuer la grandeur du Rêve Américain. Du mythe fondateur des self-made men aux théories sur l’effet de ruissellement, le capitalisme américain s’impose comme un fait social dominant. La sobre république des pères fondateurs s’est, nous dit le réalisateur, transformée en gouvernement des riches pour les riches : le capitalisme et les grosses fortunes se sont associés politiquement pour protéger et rendre légitime ce système économique aux États-Unis. Une doctrine qui rend inévitable la concentration de la richesse, même si les partisans de la régulation par l’État n’ont cessé de s’opposer à cet ultra-libéralisme féroce.

Au début du XXe siècle, les millionnaires achetaient leur place au Sénat américain

Les grands capitaines d’industries de l’époque entraient au Sénat dans le but de bloquer toutes législations contraires à leurs intérêts. Aujourd’hui, le mode de scrutin a changé, la pratique n’a plus cours, mais l’influence des plus riches perdure en finançant à coups de milliards les campagnes électorales des candidats favorables au capitalisme ultra-libéral. Cette mainmise sur la politique a permis au siècle dernier de faire perdurer un système favorable aux grosses fortunes : maintien du travail des enfants, absence d’impôts sur le revenu et sur les profits des entreprises, absence de règles en matière de droit du travail…

Il a fallu…

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Auteur: Sébastien Lambert

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