Capture de Nicolas Maduros : « la Chine vient de perdre un pays partenaire proche, sans doute le plus proche »

Sur ordre direct de Donald Trump, président des États-Unis, l’armée américaine a mené une opération ciblée au Venezuela, capturant Nicolás Maduro et l’exfiltrant vers les États-Unis. Le président vénézuélien doit y être jugé, notamment pour trafic de drogue. Un acte assumé et largement dénoncé. Il s’apparente à une capture extraterritoriale d’un chef d’État en exercice, sans mandat international, ni aval des Nations unies. Un précédent lourd de conséquences. Nicolás Maduro, dont la légitimité est contestée depuis l’élection présidentielle de 2024, était maintenu au pouvoir par la force, soutenu par des milices armées et par l’appui stratégique de la Russie. Malgré les immenses réserves pétrolières du pays, le Venezuela est exsangue. Washington avait, depuis des mois, multiplié les pressions avec des blocus pétrolier, des frappes ciblées contre des navires accusés de narcotrafic, et le déploiement massif de la flotte américaine au large des côtes. L’opération finale était redoutée. Elle a eu lieu.

Les intérêts de Pékin directement menacés

La réaction de la Chine ne s’est pas faite attendre. Pékin s’est dit « profondément choqué » et a exigé la libération de Nicolás Maduro et de son épouse. Le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, a dénoncé une « violation flagrante du droit international », rappelant le caractère intangible du principe de souveraineté des États.

Au-delà de…

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Auteur: Emma Bador-Fritche

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