Jamais les prix de l’essence n’ont été aussi élevés en Europe. Une envolée difficile à contrôler pour les Européens puisqu’elle est dûe aux tensions au Moyen-Orient et à la guerre en Ukraine. Au 21 septembre dernier, le litre de super 95 se vendait en moyenne en Europe à 2 euros et 9 centimes quand le litre de gazole s’écoulait dans les stations à une moyenne de 2 euros et 23 centimes. Des chiffres qui cachent néanmoins des disparités entre les 27 Etats-membres. En Bulgarie par exemple, le litre d’essence n’atteignait qu’1 euro 66 en moyenne, à la même date. « Nous avons les droits d’accise sur le carburant les plus bas d’Europe », explique Radan Kanev, eurodéputé bulgare, membre du groupe PPE (Parti populaire européen) au Parlement européen, interrogé dans l’émission Ici l’Europe, diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat. « Mais cela veut dire aussi que les marges d’action du gouvernement bulgare pour baisser les prix en diminuant les taxes sont très limitées », explique-t-il, alors que plusieurs pays européens comme l’Espagne, l’Allemagne, tentent d’atténuer la flambée du prix à la pompe, en baissant les taxes sur le carburant, même si cela coûte des milliards d’euros à leurs finances publiques. La France, pays plus endetté, fait le choix d’aides ciblées pour les travailleurs modestes et les secteurs économiques qui sont dépendants de l’essence.
Taxer les superprofits des…
Auteur: Alexandre Poussart
