Carburants : « L’hypothèse d’une crise passagère dont les conséquences s’effaceraient immédiatement est désormais écartée », reconnaît Maud Bregeon

La guerre contre l’Iran, supposée durer quelques semaines reste sans perspective de résolution pour l’heure. Elle expose désormais l’Europe à un choc des prix, alors que le blocage du détroit d’Ormuz impacte les approvisionnements mondiaux en carburants. « L’hypothèse d’une crise passagère dont les conséquences s’effaceraient immédiatement est désormais écartée », a reconnu Maud Bregon, la ministre chargée de l’Energie, lors d’une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat, ce mardi 28 avril. « Depuis les attaques des infrastructures énergétiques, il est devenu clair que cette guerre aura des conséquences plus durables et que le jour où elle s’arrêtera ne sera pas nécessairement le jour où ses conséquences s’arrêteront. » Elle a ainsi rappelé que « 30 à 40 % des capacités de raffinage dans le golfe » étaient désormais à l’arrêt.

Alors que le prix du baril de brent, utilisé comme valeur de référence, tourne désormais autour des 100 dollars, après un pic à 115 dollars, la ministre assure que le gouvernement « reste attentif à ce que les prix à la pompe reflètent fidèlement l’évolution des cours, sans que qui que ce soit en tire profit ». « Si l’évolution des marges des raffineurs a augmenté en début de cirse pour le diesel, je rappelle que la moitié du diesel en France est importée raffiné, les marges sont donc localisées en dehors du territoire. C’est…

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Auteur: Romain David

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