Résultats en demi-teinte pour le Rassemblement national (RN) lors du second tour des élections municipales. Si l’extrême droite échoue à conquérir des grandes métropoles, comme Marseille, le RN s’installe dans plusieurs villes moyennes — Carpentras (Vaucluse), Agde (Hérault), Liévin (Pas-de-Calais), La Seyne-sur-Mer (Var), La Flèche (Sarthe). Y compris à Vierzon (Cher), bastion communiste. Et grâce à une alliance avec l’Union des droites (UDR) d’Éric Ciotti, le RN emporte sa plus grande ville dimanche 22 mars : Nice. À la tête de dix-sept communes depuis 2020, quasiment tous les maires du RN ont été réélus au premier tour, confortant leurs bastions dans le Nord et le Sud-Est.
Éric Ciotti l’emporte à Nice
L’alliance avec l’UDR permet au parti lepéniste d’emporter la cinquième plus grande ville de France. Éric Ciotti (Union des droites pour la République) arriverait en tête à Nice avec 47,7 %. Le maire sortant, Christian Estrosi (Union de la droite), qui briguait un quatrième mandat, arriverait derrière avec 37,4 %. La liste de l’écologiste Juliette Chesnel-Le Roux, arrivée troisième avec 14,9 % des suffrages exprimés selon les premiers résultats, avait choisi de se maintenir au second tour pour s’opposer à la porosité idéologique entre ses deux adversaires.
À Carcassonne, le candidat climatosceptique d’extrême droite, Christophe Barthès, emporte la ville (39,6 %). Espérant empêcher sa victoire, le maire sortant de droite Gérard Larrat, arrivé en quatrième position au premier tour, avait finalement retiré sa candidature au profit de la liste de gauche réunissant le Parti socialiste, le Parti communiste et Les Écologistes.
La cité audoise était dans le viseur du parti d’extrême droite depuis plusieurs mois. Jordan Bardella y est même venu défendre la liste Demain Carcassonne portée par le député lepéniste. Christophe Barthès a multiplié les sorties…
Auteur: Agathe Di Lenardo, Fanny Marlier, Scandola Graziani

