« Radio Nova, il en a fait Radio Gaza, et maintenant Radio Dieudonné. » Nous sommes le 12 mai, sur LCI, et l’éditorialiste Caroline Fourest a la parole dans l’émission 24h Pujadas. Le « il » en question, c’est Matthieu Pigasse, propriétaire du groupe de médias Combat, dont fait partie Radio Nova. Et Radio Nova, donc, est au cœur d’une actualité brûlante : dans le cadre de l’émission humoristique La Dernière, animée par Guillaume Meurice et sa bande, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré a fait une blague.
Sa chronique avait pour sujet l’Eurovision, et sa blague était la suivante : l’Eurovision, dit Barré, est « l’événement dans tout l’univers dont [il] a le plus rien à foutre ». « Je dirais, en 1) l’Eurovision, en 2) la candidature de François Ruffin, et en 3) le cancer de Gabriel Attal », listait-il, en précisant que ce cancer n’existe pas, mais qu’il s’en ficherait tout autant s’il était réel. « Si je devais choisir entre regarder l’Eurovision et le spectacle de Sophia Aram… Je me suiciderais », ajoute Barré, en s’agaçant de la façon qu’a eue Aram de parler du génocide à Gaza en mettant des guillemets autour du mot génocide.
Sur le même sujet : Pigasse vs. Libé : un patron de gauche ne devrait pas faire ça
Ce qui lui fait conclure : « Sophia, je te souhaite de devenir daltonienne et de traverser au feu rouge ! » Barré répondait par avance aux critiques : « C’est violent, mais elle, elle met des guillemets à un vrai génocide, alors je peux bien lui mettre une Kangoo imaginaire dans la gueule. » Phrase importante, mais que Fourest ne reprend pas sur LCI.
C’est vrai, ça : ils ont cru quoi ? Que le Printemps républicain défendait la liberté d’expression ? Qu’il était…
Auteur: Pauline Bock

