Caroline Fourest a enfin son journal, à elle. Un petit chez-soi de 8 pages, hebdo financé par le magnat tchèque Daniel Křetínský et au titre usurpé à un groupe de la Résistance au nazisme. Promotionné chaque mardi sur LCI, Franc-Tireur se veut un « journal de combat au service de la raison ». En phase surtout avec les croisades de sa patronne, il flingue donc l’obscurantisme, le complotisme, le populisme, les néoféministes, régulièrement clouées au pilori dans « Le portrait qui fâche ».
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Mais aussi les extrémistes, surtout LFI accusée d’être responsable de la montée du RN et à ce titre bien plus violemment attaquée que la béquille du macronisme. Et bien évidemment les intégristes, au sein desquels « l’islamisme occupe la pôle position » (Tirs croisés, 2003), et leurs très nombreux « idiots utiles », puisque le titre s’affiche dans « le camp laïc ». Un camp dont Fourest s’est érigée en grande prêtresse.
On y retrouve ses méthodes : l’argumentaire rationnel et l’enquête font souvent défaut au profit des approximations, insinuations, demi-vérités, voire des mensonges. La bataille pour « la République » et « l’universalisme », mots jetés à la face de tout contradicteur à la manière d’un exorciste brandissant son crucifix, ne s’embarrasse pas de déontologie. Idem quand elle épouse le narratif du gouvernement israélien.
La reine Rania de Jordanie critique un « deux poids deux mesures » dans l’indignation face aux victimes civiles israéliennes et palestiniennes ? « C’est la rhétorique que Dieudonné a utilisée pour faire flamber l’antisémitisme », lance Caroline Fourest sur BFMTV (29…
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Auteur: Politis

