Crédits photo : Eléa Voltairine
La situation de nombreux étudiants est devenue désastreuse avec le Covid. On en parlait ce jeudi, dans la manif qui dénonçait par ailleurs la nouvelle loi de programmation de la recherche.
À Montpellier en ce moment, la plateforme Uber ne donne pas suite aux demandes de candidats livreurs qui se présentent. C’est ce qu’a appris Noémie. Pour elle, c’est encore un signe supplémentaire du niveau de détresse atteint parmi la population estudiantine soumise au confinement. Noémie rappelle qu’en temps normal, les statistiques officielles constatent qu’un.e étudiant.e sur deux doit travailler pour subvenir à ses besoins. « Et encore, sans parler du black » souligne-t-elle.
Beaucoup de ces postes de travail, dans la restauration, le commerce, ou le culturel, ont disparu ces derniers mois. « En revanche, pour les bourses, il n’y aura pas d’année blanche ». Tant pis pour ceu.lles qui resteront sur le carreau à l’issue d’une année universitaire pourrie. C’est que les conditions d’enseignement elles-mêmes ont un effet, ravageur d’une autre façon, sur les étudiant.es.
Jean-Luc (prénom modifié) est en section arts plastiques à l’Université Paul Valéry : « toute ma classe part en vrille. On est dans un domaine où la relation directe avec le prof, et aussi le travail d’atelier, sont essentiels. Là, c’est la crise totale, avec un ressentiment très profond qui s’est installé contre les enseignants et l’administration. Tout est déréglé, certains ne donnent plus signe de vie, là un autre demande aujourd’hui un dossier de quatre pages pour demain, on ne peut plus parler, on ne peut plus rien arranger ».
Jean-Luc avoue que sa vie s’est totalement déréglée, qu’il reste réveilllé parfois toute la nuit, se sent épuisé, a perdu toute régularité alimentaire. Cela n’a rien d’un cas isolé. Avec sa vision de…
Auteur: Le Poing
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