L’heure est à la revue des effectifs. Les élections municipales terminées, chaque camp politique procède au comptage national de ses conseillers municipaux. Le chiffre peut être brandi pour vanter son ancrage territorial, mais il a surtout une importance capitale en vue de la prochaine échéance électorale : les sénatoriales 2026, qui devraient se tenir le 3e dimanche du mois de septembre.
Car les sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel, mais par un collège de 162 000 grands électeurs. Parmi eux, les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux et, donc, les conseillers municipaux, qui représentent 95 % du collège. Un mode de désignation permettant au Sénat d’« assurer la représentation des collectivités territoriales », comme le veut l’article 24 de la Constitution. Son surnom, la « chambre des territoires », en atteste.
Élus pour six ans, les 348 sénateurs sont répartis en deux séries, chacune représentant environ la moitié de l’hémicycle. Tous les trois ans, l’une des séries est renouvelée. Cette année, c’est au tour des 178 sénateurs de la série 2, ceux élus en 2020, de remettre leur siège en jeu et d’affronter le choix des nouveaux conseillers municipaux. La série 1 s’y pliera en 2029.
63 départements concernés
Chaque sénateur est rattaché à une circonscription, qui représente l’ensemble de son département. Cette année, c’est donc 63 départements qui renouvèlent leurs…
Auteur: Christian Mouly

