Maintenir la paix. C’est la mission première des casques bleus, ces militaires qui agissent sous la bannière des Nations unies depuis 1948. Leur engagement leur a valu le prix Nobel de la paix en 1988, en reconnaissance de leurs interventions dans des régions meurtries par les conflits.
Parmi ces opérations, la force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) est déployée depuis 1978. Or, le jeudi 28 août, le Conseil de sécurité a décidé de « prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul » jusqu’au 31 décembre 2026, sous la pression des États-Unis et d’Israël qui ne cessent de critiquer leur action.
Au-delà du Liban, les casques bleus sont aujourd’hui présents dans dix autres territoires, principalement en Afrique, mais aussi au Proche-Orient, en Asie et en Europe.
Proche-Orient
L’Organisation des Nations unies pour la surveillance de la trêve (Onust) au Proche-Orient est la plus ancienne mission onusienne encore en activité. Créée en 1948 et installée à Jérusalem, juste après la naissance de l’État d’Israël, l’Onust est également la première opération de maintien de la paix de l’ONU.
Ses quelque 300 observateurs militaires veillent depuis lors au respect des cessez-le-feu et des accords d’armistice israélo-arabes signés en 1949 avec l’Égypte, le Liban, la Jordanie et la Syrie.
Inde et Pakistan
À leur indépendance en 1947, l’Inde et le Pakistan s’affrontent pour le contrôle du Cachemire. La guerre se conclut en 1949 par un cessez-le-feu négocié par l’ONU, qui déploie aussitôt une mission d’observateurs. La région est alors divisée : au sud, le Jammu-et-Cachemire administré par l’Inde et au nord, l’Azad Cachemire et le Gilgit-Baltistan rattachés au Pakistan.
Après un nouveau conflit, les deux pays signent l’accord de Shimla en 1972. Pourtant, plus de 100 casques bleus restent encore mobilisés sur place pour surveiller la ligne de…
Auteur: Camille Sciauvaud
