L’exercice était annoncé comme une « interview » (1). Ce n’en fut pas une, mais alors pas du tout : le discours s’est déroulé sans tenir compte ni des interruptions ni des questions, revenant sans cesse aux propos prévus, à l’exception d’un ou deux brefs moments d’écoute de la part de celui qui tenait à expliquer aux Français comment et pourquoi ils avaient voté.
Entretien donné par le Président de la République, le 23 juillet.
Cette allocution, donc, est annonciatrice de catastrophes, de plusieurs catastrophes. La plus évidente concerne évidemment la désinvolture avec laquelle le Président a balayé la candidature de madame Lucie Castets au poste de Premier ministre. Circulez, il n’y a rien à voir ! Il est vrai que la gauche, dont certains disaient dans le passé qu’elle était la plus bête du monde – et parfois, on peut se demander s’ils n’avaient pas raison – a mis bien du temps à proposer une personnalité crédible à ce poste. Pour autant, cela méritait mieux qu’une claque magistrale s’il s’agissait de montrer du respect pour l’expression démocratique.
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Magistral, il le fut, le Président. Il a tout bien expliqué : pourquoi il n’avait pas gagné les élections législatives, pourquoi il gardait le pouvoir de faire quand même comme il voulait, pourquoi il n’allait écouter que lui, comme il semble le faire de plus en plus.
Un Président enfermé dans sa dialectique qui n’entend plus rien.
C’est la deuxième catastrophe : un Président enfermé dans sa dialectique qui n’entend plus rien, qui…
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Auteur: Maryse Souchard

