Elle a fait campagne comme candidate indépendante, militant pour l’accès au logement, les politiques climatiques, la défense de la langue irlandaise, les jeunes, les aidants ou encore la réunification de l’Irlande. Ses affiches électorales, qui s’inspirent des noms écrits à la main sur les anciennes devantures des magasins de sa région, Galway, jouent sur le renouveau de la culture celtique. Sur les réseaux sociaux, on la filme en train de faire du basketball avec des enfants, qu’elle impressionne en enchaînant les dribbles.
Catherine Connolly, 68 ans, a été élue 10ᵉ présidente de l’Irlande en recueillant une proportion record des voix, le vendredi 24 octobre. Une élection à un tour, sans limite de candidats, qui n’a pourtant vu aucun de ceux choisis par les deux partis de centre et centre-droit qui forment la coalition gouvernementale triompher. Le nombre de votes nuls a été sans précédent : des bulletins raturés, ou couverts de messages anti-immigration, marquant l’agacement d’une partie de l’électorat dont les représentants n’ont pas rempli les conditions pour pouvoir se présenter.
« Nous ne pouvons pas continuer avec la même approche non-durable de la croissance » »
Dès ses premières prises de parole, Connolly a promis d’être « une voix qui articule la menace existentielle posée par le changement climatique ». Pendant sa campagne, elle a répété sa volonté d’utiliser son mandat pour œuvrer à la protection du patrimoine naturel de l’Irlande, en « soutenant les communautés, les scientifiques et les activistes qui travaillent au changement », et en « célébrant le lien profond entre les Irlandais et la nature ».
Elle souligne régulièrement l’écart entre les objectifs fixés par le gouvernement et les résultats sur le terrain et, lors de la dernière présentation du budget, a dénoncé l’échec « à reconnaître que nous ne pouvons pas continuer avec…
Auteur: Juliette Démas

