Article initialement publié dans Fascismo / Antifascismo (Lazo Ediciones, 2024). Ce livre comprend Cuando mueren las insurrecciones (Quand meurent les insurrections) et Fascisme / Antifascisme de Gilles Dauvé, les débats qu’il a suscités avec la revue Aufheben [en anglais] et un extrait d’un entretien avec Troploin. Plus d’informations : Lazo Ediciones | Cuadernos de Negación
Depuis plus de dix ans, nous avions l’intention de publier une critique concise de l’antifascisme compilant divers articles, dont beaucoup n’ont pas été inclus dans ce livre, mais que nous avons fait circuler dans d’autres médias. Dès le début du siècle, nous avons largement diffusé un texte qui nous venait d’Espagne et qui s’intitulait « L’antifascisme comme forme d’adhésion au système ». À l’époque, nous voulions provoquer et débattre avec des punks et des skinheads, ainsi qu’avec des anarchistes qui adhéraient au nouvel antifascisme en tant que mouvement de contre-culture et phénomène de gangs. Nous voulions souligner que le fascisme et l’antifascisme étaient bien plus que des combats de rue et des affrontements entre bandes rivales. Qu’ils n’étaient pas simplement des formes de lutte, mais principalement des contenus politiques qui, dans leurs expressions traditionnelles et contemporaines – même en tenant compte de leurs grandes différences – n’avaient et n’ont rien à voir avec le dépassement du capitalisme, bien au contraire. Nous nous référons à la politique dans son sens le plus simple : « Art, doctrine ou opinion concernant le gouvernement des États ».
Aujourd’hui, alors que les médias parlent d’« Antifa », que Trump est allé jusqu’à l’accuser, il y a quelques années, de déstabiliser les États-Unis, cette intention du début du millénaire semble lointaine, mais son objet n’a pas disparu ; au contraire, il fait partie d’une question plus large. En Argentine, un mouvement diffus qui n’exclut pas l’électoralisme, et même souvent…
Auteur: IAATA

