Avant le dossier, c’est sûr, il faut quelques vieux copains, Didier, Thierry et Pierre. Face à l’enjeu que représente cette terre agricole, ils décident de s’engager à reprendre 30 ha. Le reste des 120 ha, soit 90ha, a été légué à la famille des premiers propriétaires. Mais leur bonne volonté n’est pas suffisante. L’acquisition d’une terre agricole ne reçoit l’accord de la Safer que si elle est assortie d’un bon projet et d’un porteur de projet.
Les trois amis ont entre 60 et 65 ans. Leur vie professionnelle touche à son terme. Ils ne deviendront pas paysans à temps plein. Didier Fogaras est en train de transmettre son entreprise de paysage à sa fille. Pierre est déjà occupé par une ferme expérimentale de 25 ha. Et Thierry, retraité, est engagé dans l’associatif.
Didier Fogaras : 59 ans, titulaire d’un Brevet de technicien supérieur agricole en paysage et pépinière, chef d’entreprise en paysage et production horticole à Ploemeur.
Il faut donc un jeune porteur de projet ! Voilà Clément, 30 ans aujourd’hui, la “tête bien faite” dit Didier, ouvrier dans une ferme bio et désireux de s’installer. Ils rédigent un projet : une ferme collective, bio, en polyculture céréales / maraîchage / fruitiers.
“Nous avons pu mesurer à quel point le système en place (SDREA et CDOA) Schéma Directeur Régional d’Exploitation Agricole et la Commission Départementale d’Orientation Agricole, est favorable aux extensions, au détriment des premières installations” précise Didier.
Comme ils avaient lancé un appel, Pascal, 55 ans, ex-chef d’entreprise reconverti apiculteur et paysan, passionné d’agroécologie propose de rejoindre la ferme. Le projet est lauréat. Une équipe se constitue.

Clément Le Denmat : 30 ans, titulaire d’un master en droit européen et d’un Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole en maraîchage.
Les terres ont été cultivées en bio. Pourtant,…
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Auteur: Isabelle Vauconsant

