La consigne de verre
Le verre représente la part la plus importante du tonnage des emballages ménagers avec 49.6 % du poids total, soit plus de 2.3 millions de tonnes. D’après l’étude « Analyses des cycles de Vie » commanditée par l’ADEME, le verre consigné a un impact plus positif sur l’environnement par rapport à une bouteille recyclée puisqu’il permet d’économiser 33% d’eau, 79% de CO2 et 75% d’énergie.
« L’idée est née de l’initiative de brasseurs qui trouvaient dommage de produire et de vendre localement, mais de ne pas avoir de solution d’approvisionnement de leurs contenants » révèle Clémence, responsable du projet Ma Bouteille s’appelle Reviens (MBSP), pour La Relève et La Peste.
Techniquement, l’équipe de MBSP a étudié la faisabilité d’implantation d’une filière de lavage de contenants en verre en France, en s’inspirant du modèle Allemand et Suisse. Économiquement, elle a évalué les coûts de production pour savoir si le montant d’une bouteille lavée et consignée était égal ou inférieur au coût d’une bouteille neuve. C’est une fois ces aspects validés que l’entreprise coopérative Locaverre, formée par des producteurs et des distributeurs, voit le jour en 2017 et que l’unité de lavage a pu être installée en 2019 à Chabeuil.
L’objectif de ce projet est d’organiser un circuit de réemploi local pour la petite distribution. Concrètement, les contenants déposés par les consommateurs après usage dans les points de ventes sont collectés, pour être acheminés au centre de lavage afin de les redistribuer ensuite aux producteurs : brasseurs, producteurs de jus, viticulteurs, producteurs de lait etc.
« Les cinq centres de lavage sont opérationnels pour le quart sud-est de la France » continue Clémence.

Repenser nos modes de consommation face au jetable
L’enjeu actuel réside dans la création de nouveaux modèles et emballages avec une perspective de…
La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: Chloe Droulez

