Ce que « Bolloré » fait au livre, aux éditeurs et aux auteurs, 3e partie

Carles Gabarró. — « Biblioteca-vanitas », de la série « Bibliothèques », 2010.

Il est courant de dénoncer les avantages que la propriété du réseau des librairies Relay conférerait à Hachette pour diffuser sa production. On pourrait reprocher la même chose au patron d’Editis, qui a, lui, mis la main sur la Fnac. On doit surtout préciser que les groupes éditoriaux ont, tous autant qu’ils sont, un accès privilégié aux rayons des supermarchés — indispensables à la diffusion de masse. Et pour en rester aux kiosques de gares — où les privilèges qui seraient accordés aux livres de Hachette provoquent la plainte d’à peu près tous les éditeurs français depuis… le milieu du XIXe siècle —, un comptage élémentaire permet d’établir que les Relay sont le pré-carré des principaux groupes éditoriaux, que les marques de Madrigall et d’Editis n’y sont pas moins présentes que celles de Hachette, et que le palmarès d’occupation correspond plus ou moins au rang en chiffre d’affaires.

Lire les première et deuxième parties de ce texte.

La tribune « Ne laissons pas Bolloré… » ajoute, à juste titre, le sexisme à la liste des idées dont les rédacteurs préfèreraient qu’elles ne prennent pas « le pouvoir sur nos librairies ». On devine qu’est ciblé le conservatisme apostolique dont le fervent bretonnant se fait le héraut. On est donc en droit de craindre qu’à l’avenir, dans les marques éditoriales dépendantes du groupe Hachette, les combats féministes rencontrent moins d’enthousiasme que le programme de la Manif pour tous et les campagnes anti-avortement. En revanche, saluons la vigilance du groupe : un certain « Arthur P. », ex-enseignant à l’École normale supérieure, inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles pour diffusion d’images à caractère pédopornographique et impliqué dans plusieurs affaires pour faits de…

La suite est à lire sur: blog.mondediplo.net
Auteur: Thierry Discepolo

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