Avant de céder la place au président Diaz-Canel et à son discours d’hommage à Raúl Castro et au ministère de l’Intérieur pour leur anniversaire respectif, il me semble utile de réfléchir sur les « faits » survenus le mercredi 10 juin 2026 qui s’inscrivent pleinement dans la guerre psychologique et cognitive à laquelle la Révolution doit faire face, en sus de toutes les autres.
Ce jour-là, donc, le secrétaire étasunien à la Guerre, Pete Hegseth, – une de ces figures improvisées tirées du monde médiatique dont Trump adore s’entourer pour ne pas paraître plus incompétent ou plus nul que les membres de son cabinet où, il faut l’avouer, les gens brillants ne courent pas les sièges – débarque sur la base occupée illégalement par les Etats-Unis à Guantánamo (séquelle de la belle époque où ils régnaient en maîtres et seigneurs de l’île, ceci expliquant en partie cela, autrement dit leur « inimitié ») : un endroit qui avait été déjà fréquenté à la va-vite, voilà deux ou trois semaines, par le chef du Commandement Sud où il avait rencontré des autorités militaires cubaines. Cette fois-ci, que l’on sache, le chef de la Guerre n’a eu aucun contact avec les Cubains.
Comment y débarque-t-il ? En polo moulant et bermudas, lunettes de soleil sur le nez, comme on va à la plage. La tenue, bien entendu, se veut message (en sus de celui que porte le polo : UNAFRAID, autrement dit « Sans peur »), bien que le sens n’en soit pas très clair à première vue. Veut-il dire : je viens sur ma plage privée des tropiques non pour passer revue à mes GI, mais pour les saluer en copains et faire une séance de jogging avec eux. Ou alors : Rassurez-vous, nous sommes chez nous ? Et tout s’est fait effectivement à la manière prétendument sympathique du show business, s’il faut en croire les images fournies ensuite par les services étasuniens correspondants : après un petit speech à ses…
Auteur: Jacques-François BONALDI

