Un grand merci à notre lecteur, Jean-Paul Julhes, par ailleurs acteur et portraitiste de talent.
Le texte martyr figure dans le n°1920 de Politis sous le titre « États-Unis-Israël : brouille ou tournant historique ? ». Il partait du sermon violent adressé à Israël par J. D. Vance. En gros, et pour résumer (à mon tour) le propos, le vice-président américain disait aux dirigeants israéliens : « Vous n’avez plus qu’un seul ami au monde, c’est Trump, et sans lui vous n’êtes plus rien. » La question posée dans le titre, et qui est loin d’être résolue, est de savoir jusqu’où ira la colère américaine provoquée par le torpillage de l’accord États-Unis-Iran par un Netanyahou avide de poursuivre « sa » guerre au Liban.
Notre lecteur a d’abord sollicité deux IA, Grok et ChatGPT. Il observe que ChatGPT a discrètement fait disparaître l’épithète « fasciste » que j’accolais aux « amis ministres de Netanyahou ». Grok le conserve mais sur un mode très distancié, jugeant l’article « très critique envers Netanyahou et la droite israélienne ». Le chatbot conclut d’ailleurs que « l’article reflète une ligne éditoriale clairement pro-palestinienne et anti-Netanyahou ».
Cependant, beaucoup d’éléments sont fidèlement restitués. Notamment « l’évolution démographique et politique aux États-Unis », et « le déclin annoncé de la majorité blanche et l’érosion du soutien inconditionnel à Israël au sein de l’opinion américaine et même du lobby juif ». Dans les deux cas, les causes géostratégiques du différend et les contradictions dictées par des échéances électorales internes aux États-Unis et en Israël sont privilégiées.
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Auteur: Denis Sieffert

