Tâcher de se faire entendre malgré le brouhaha des noms qui défilent pour Matignon. C’était toute la mission de Lucie Castets en ce jour de rentrée scolaire. À la mairie de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, celle qui a été choisie comme candidate par le Nouveau Front populaire pour être première ministre est venue développer son projet d’une « école pour tous les enfants ». Du moins, essayer de le faire.
On veut montrer que le NFP est prêt à gouverner, quelle que soit la décision finale de l’Élysée.
L. de Cock
« Que vous évoquent les noms de Bernard Cazeneuve, Xavier Bertrand ou Thierry Beaudet ? », lui demandent d’emblée les journalistes, citant les personnalités reçues à l’Élysée ce début de semaine ou flottant dans l’air, à l’image de Thierry Beaudet, président du CESE, pour Matignon. « Le NFP n’est pas dans une position d’attente. Les Français veulent que leur vie change. C’est pour cette raison que l’on continue de travailler », répond l’intéressée, avant d’être relancée sur ce sujet à trois reprises.
Travaux estivaux
« Ce n’est pas une question personnelle », finit par éluder celle qui voit ses chances d’arriver à Matignon s’éteindre jour après jour. Aurélie Trouvé, députée de la 9e circonscription du département, tente de recentrer ces premiers échanges autour du sujet du jour : l’éducation. Parce qu’en Seine-Saint-Denis, plus qu’ailleurs – le département est le plus pauvre de l’Hexagone – la rentrée s’organise dans des conditions déplorables.
Manque de 500 enseignants, saturation des lycées professionnels, part importante de contractuels moins bien formés, locaux délabrés, etc. : la liste est longue des dysfonctionnements de l’Éducation nationale, malgré la mobilisation inédite des parents d’élèves et des professions de l’Éducation nationale au printemps. « En…
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Auteur: Hugo Boursier

