« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Comme pour un match de tennis d’importance, le court Philippe-Chatrier était plein, signe d’un intérêt certain. C’est devant des tribunes majoritairement composées de chefs d’entreprise, d’entrepreneurs ou de membres de fédérations professionnelles que s’est tenu le premier débat télévisé pour l’élection présidentielle ce 27 août. Point d’orgue de LaREF (Rencontre des Entrepreneurs de France), l’université d’été du Medef, l’événement a vu s’affronter durant trois heures et demie à Roland-Garros sept candidats : Gabriel Attal (Renaissance), Raphaël Glucksmann (Place publique), Marine Le Pen (Rassemblement national), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Édouard Philippe (Horizons), Bruno Retailleau (Les Républicains) et Marine Tondelier (Les Écologistes).

« Un peu la foire d’empoigne »

Au terme d’un débat dense, parfois tendu, où ont été abordés les grands sujets de préoccupation du patronat, comme les finances publiques, l’industrie, le coût du travail ou encore les normes, les décideurs économiques se montrent à la sortie partagés sur les enseignements de ce choc d’idées et de personnalités. Quelques déceptions sur la forme, notamment après quelques passes d’armes remarquées au bout de deux heures. « Cette entrée en campagne n’est pas très rassurante. J’ai l’impression que l’on revient à des petits règlements de comptes », regrette Jean-François Tostivint, directeur…

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Auteur: Guillaume Jacquot