La première puissance du monde est entrée dans la zone de tous les dangers. Ce constat n’a rien d’une posture idéologique : il s’impose à la lecture des faits, à la vue des images, à l’écoute des discours venus de Washington. Depuis plusieurs semaines, l’administration américaine donne à voir une dérive autoritaire d’une brutalité assumée, où la force armée se substitue au droit, et où l’exécutif revendique l’impunité comme mode de gouvernement de la population installée sur son territoire.
Le 7 janvier, à Minneapolis, Renée Good était abattue d’un tir à vue, à bout portant, par un agent fédéral. Le 24 janvier, un second assassinat (1), celui d’Alex Pretti, venait confirmer ce que nombre d’observateurs·rices dénoncent désormais ouvertement : l’extension d’un permis de tuer accordé à des forces fédérales dotées de pouvoirs exorbitants.
Keith Porter a également été tué par un agent de l’ICE, qui n’était pas en service, le 31 décembre 2025. Et selon The Guardian, ce sont 32 personnes qui sont décédées dans les centres de détention de l’ICE en 2025.
Les images diffusées par plusieurs médias états-uniens sont difficilement soutenables. On y voit une dizaine d’agents plaquer un homme au sol, le rouer de coups, puis tirer – presque à tour de rôle – sur ce corps déjà immobilisé. Une exécution. Les mots ne sont pas trop forts, et ceux employés par de nombreux commentateurs dans les médias français sont en deçà de la réalité.
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Auteur: Collectif

