Villeurbanne (Rhône), reportage
Lundi 2 février sera un jour clé pour Kaizen Avocat. À Lyon, ce cabinet spécialisé en droit de l’environnement représente 192 citoyennes et citoyens et 4 associations dans une action collective au civil portée par Notre affaire à tous et PFAS contre Terre à l’encontre d’Arkema et Daikin Chemical France. Baptisée « Le procès des 200 contre les PFAS », la procédure vise à faire reconnaître la responsabilité des deux industriels d’Oullins-Pierre-Bénite dans la contamination massive de la vallée de la chimie aux polluants éternels. L’ensemble des préjudices a été évalué par le cabinet à 36,5 millions d’euros, soit 190 000 euros par requérant.
Une démarche d’ampleur, loin du coup d’éclat, mais plutôt l’aboutissement d’un combat entamé dès 2022, lorsque le scandale des PFAS a surgi dans le sud lyonnais. Ces substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, massivement utilisées dans l’industrie depuis des décennies, ont des effets toxiques avérés sur la santé. « Cela fait près de quatre ans qu’on se bat sur ce dossier », rappelle Louise Tschanz, fondatrice de Kaizen Avocat.
Installé dans le quartier populaire du Tonkin à Villeurbanne, à quelques minutes du parc de la Tête d’or, son cabinet, composé de quatre personnes, se dédie exclusivement au droit de l’environnement et des énergies renouvelables. En japonais, Kaizen signifie « amélioration continue ». Un nom évocateur qui dit l’ambition de sa fondatrice : utiliser le droit pour que chacune et chacun puisse vivre dans un environnement sain.
« Ce qu’on a découvert est sidérant »
Dès sa création en 2021, le cabinet s’est plongé dans les dossiers de la vallée de la chimie, vaste territoire industriel au sud de Lyon. « On a commencé par analyser les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), les rapports…
Auteur: Bastien Doudaine, Estelle Levresse

