Le 27 juin 2023, une partie de la France s’embrasait suite à l’homicide de Nahel Merzouk par un policier. Les révoltes qui ont suivi ont poussé l’exécutif à multiplier les réponses répressives : plan anti-émeutes avec encadrement militaire et amendes plus lourdes, renforcement du maintien de l’ordre demandé par la commission des lois du Sénat. Pas de quoi satisfaire les élus locaux, effarés de voir que « rien de sérieux » n’avait été produit pour « en finir avec les ghettos », comme le regrettait le maire de Trappes, Ali Rabeh (Génération.s).
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Depuis un an, le gouvernement n’a cessé de discréditer, voire de disqualifier toute politique souhaitant s’attaquer aux causes sociales des révoltes. À Mathilde Panot, qui demandait humblement à Elisabeth Borne, alors première ministre, de « trouver une réponse politique de nature à apaiser le pays », la locataire de Matignon répond : « Je cherche vos condamnations et j’entends des excuses. Vous cherchez des coupables partout, sauf chez les auteurs de violence. »
Gérard Larcher, alors ministre délégué à l’Emploi, trouvait lui, une cause possible aux émeutes dans… « la polygamie ».
Il est impossible de proposer une autre lecture des événements que les outrances réactionnaires d’un Éric Ciotti pointant une « barbarie » qui demanderait l’instauration « sans délai » d’un « état d’urgence ». Toute tentative de compréhension politique reviendrait à cautionner les violences. Pas question de « trouver des excuses sociales là où il n’y en a pas », certifiait le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, plus prompt à contextualiser certains actes répréhensibles lorsque…
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Auteur: Ludovic Simbille

