Même les ministres israéliens extrémistes Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, pourtant rompus aux déclarations incendiaires, n’avaient osé aller aussi loin. Vendredi 20 février, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a suscité une vague de colère et de réprobation à travers la région, en déclarant qu’Israël aurait un droit sur une large partie du Moyen-Orient.
Cet ancien pasteur baptiste, connu pour être l’un des chrétiens évangéliques les plus ardents en faveur d’Israël et de sa politique de colonisation, a tenu ses propos lors d’un podcast de deux heures et demie, animé par le commentateur conservateur américain Tucker Carlson.
Interrogé sur son interprétation d’un verset de la Genèse selon lequel Israël aurait des droits sur les terres situées « entre le Nil et l’Euphrate », s’étendant donc de l’Égypte à l’Irak et à la Syrie, Mike Huckabee a répondu : « Je pense que c’est exact. Et cela engloberait en gros tout le Moyen-Orient. » Et d’ajouter : « Ce serait bien s’ils prenaient tout. » Pressé ensuite de préciser ses propos, il a ensuite semblé revenir sur cette affirmation, affirmant qu’il s’agissait d’une « déclaration quelque peu hyperbolique » et qu’Israël ne cherchait pas à étendre son territoire.
« Rejet catégorique »
Mais ce proche de Donald Trump, qui se targue de visiter Israël depuis plus de cinquante ans, a déclenché l’ire des pays de la région. Dimanche, une quinzaine d’États, dont l’Égypte, la Turquie, mais aussi l’Indonésie, ainsi que la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont exprimé « leur ferme condamnation et leur profonde préoccupation » à l’égard de ces propos. Dans un communiqué commun, diffusé par le Qatar et les Émirats arabes unis, ils ont également dit leur « rejet catégorique de telles…
Auteur: Julie Connan (avec AFP)

