« Il n’empêche que le capitalisme français, bien que moins puissant, a intimement collaboré avec le capitalisme d’État russe, que ce soit dans les hydrocarbures, l’industrie pharmaceutique, le luxe, l’assurance, l’alimentation, la banque et surtout, depuis un demi-siècle, dans le domaine nucléaire, ce qui n’est pas rien. »
Nous avions précédemment attiré l’attention sur le rôle du capital allemand dans la guerre en cours en Europe : il s’agissait du « Hold-up du siècle » opéré en ex-RDA, puis de la construction des gazoducs Nord-Stream 1 et 2 qui présentaient l’intérêt – pour les deux parties – de marginaliser durablement l’Ukraine.
En outre, ce capital a partiellement bâti sa domination sur l’exil des populations de l’ancien glacis soviéto-stalinien dont la démographie s’est effondrée après 1991. D’où l’intérêt de traduire par la suite les paroles de l’historien États-unien Timothy Snyder qui rappelait devant le Bundestag, tout le « travail de mémoire » qu’il reste à faire vis-à-vis des exactions nazies commises en Ukraine sous l’emprise d’un esprit colonial. À défaut, celui-ci persisterait, évidemment, disait-il.
Il n’empêche que le capitalisme français, bien que moins puissant, a intimement collaboré avec le capitalisme d’État russe, que ce soit dans les hydrocarbures, l’industrie pharmaceutique, le luxe, l’assurance, l’alimentation, la banque et surtout, depuis un demi-siècle, dans le domaine nucléaire, ce qui n’est pas rien. Ce fut même un élément déterminant de la puissance acquise par la multinationale d’Etat Rosatom et qui lui a permis de devenir la plus grande entreprise de construction de centrales nucléaires au monde. Et encore, c’est peu dire lorsque l’on étudie le rôle géostratégique de ce conglomérat d’Etat dirigé par les amis du chef de clan.
Une collaboration nucléaire Que rien n’arrête, pas même la guerre
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Auteur: dev

