Encore seize soirs… Samedi 12 septembre commence la résidence de Céline Dion à la Plenitude Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine). Pas de tournée mondiale pour l’artiste québécoise, qui préfère se produire jusqu’au 17 octobre dans la plus grande salle de spectacle d’Europe. En tout, ce sont près de 528 000 personnes — dont environ un tiers viennent de l’étranger — qui vont se déplacer pour profiter des concerts des prochaines semaines, avant que la chanteuse canadienne ne revienne pour dix autres dates en mai 2027.
Cette série de spectacles représente entre 333 000 et 466 500 tonnes d’équivalent CO2, d’après une étude du cabinet de conseil Greenly, une tonne équivalant à un trajet Paris-New York en avion. Elle incarne la nouvelle tendance des résidences, plus polluantes encore que des tournées mondiales.
Mais, pourquoi Céline Dion se limite-t-elle à Paris ? Pour Rémy Knafou, géographe et auteur de l’essai Hypertourisme. Le tourisme à l’épreuve de sa démesure (éd. du Faubourg, mars 2026), « Paris est devenu un produit dérivé pour la chanteuse ». En effet, toute la campagne de promotion de sa résidence a été faite au cœur de la capitale française. La tour Eiffel a par exemple été privatisée pour annoncer qu’elle était prête à reprendre la scène après six années sans tournée, entrecoupées par sa prestation marquante lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris.
Elle donnera donc tous ses concerts en région parisienne et des centaines de milliers de personnes venues du monde entier afflueront pour la voir. Ce séjour prolongé à Paris est justifié par des raisons de santé, la chanteuse de 58 ans souffrant depuis plusieurs années du syndrome de la personne raide. Elle doit ainsi mieux récupérer entre chaque représentation.
Explosion des déplacements en avion
Les résidences similaires de chanteurs ne sont pas rares, au contraire, elles sont de plus…
Auteur: Louise Mohammedi
