C’est un mal qui n’épargne aucun territoire. Selon l’observatoire des commerces, la part de magasins vides dans les centres-villes a quasiment doublé en 10 ans, passant d’environ 6% en 2004, à presque 11% en 2024. « Ça a été assez brutal. La fermeture est arrivée tout d’un coup, même le personnel n’était pas au courant. » Regrette Jean-Claude. Aujourd’hui, pour les habitants de Pont-de-Buis-lès-Quimerch, le quotidien dans cette petite ville de 3000 habitants, ne se conçoit plus sans voiture. Il faut désormais parcourir plusieurs kilomètres pour aller faire ses courses.
Sans voiture, le ravitaillement impossible
« Ce n’est pas logique, pas normal, quelque chose ne tourne pas rond » regrette Jean-Claude. A 81 ans, s’il est encore en forme et peut conduire, il s’inquiète et se demande jusqu’à quand. Et pour ceux qui n’ont pas de véhicules ou ne disposent pas d’internet, la seule solution est de faire appel à ses voisins pour l’achat des courses du quotidien. Comme Jean-Claude, les habitants se sentent de plus en plus isolés. Face à ce constat, l’octogénaire s’inquiète : « ça devient dramatique, dramatique pour tout le monde ». Les villes voisines ne sont d’ailleurs pas mieux loties. Les banques ont disparu. Pour les impôts, il faut faire 80 km et pour un médecin spécialiste, c’est parfois jusqu’à 100 km.
Le cœur des villes de battre s’est arrêté
Interrogé par Quentin Calmet, Jean-Marc Delia abonde….
Auteur: Sébastien Lambert

