Gisèle Halimi et Louise Michel seraient fichées S
La parade a donc lieu sous une pluie torrentielle, le long d’un fleuve militarisé, dans une lumière crépusculaire. Ce n’est pas une cérémonie olympique, c’est un spectacle de fin d’année confus, entrecoupé de publicités pour Louis Vuitton et de clips énigmatiques faisant apparaître les Minions et un imaginaire de jeu vidéo. Au milieu de cette parade, des statues de figures féministes ont été hissées. Macron a nommé un ministre de l’Intérieur accusé de viol et a soutenu Gérard Depardieu, mais le régime aime manier les symboles contradictoires pour semer la confusion. Parmi les militantes mises en avant, Louise Michel et Gisèle Halimi, deux femmes qui incarnent l’absolue antithèse de ce qu’est le macronisme.
Louise Michel
Née en 1830 et morte en 1905, elle est une immense figure anarchiste du XIXème siècle, poétesse, institutrice issue du peuple et fidèle au Paris populaire, infatigable militante. Elle lance toutes ses forces dans la Commune de Paris, révolution sociale survenue en 1871.
Dès le 22 janvier, en habit de garde national, Louise Michel participe à la fusillade de l’Hôtel de Ville contre le gouvernement. Le 18 mars, premier jour de la Commune, elle est au premier rang. Elle sera sur les barricades face à l’armée contre-révolutionnaire, jusqu’à la répression sanglante du gouvernement versaillais. Louise Michel a littéralement tiré sur les militaires et les bourgeois. Arrêtée après la Commune, elle est déportée en Kanaky, où elle se lie d’amitié avec le peuple colonisé et lutte à leurs côtés. 150 ans plus tard, l’État français continue d’opprimer les Kanak que Louise Michel défendait.
Louise Michel écrivait : «Ce n’est pas une miette de pain, c’est la moisson du monde entier qu’il faut à la race humaine, sans exploiteur et sans exploité» ou encore «c’est que le pouvoir est maudit, et c’est pour cela que je…
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Auteur: Phonax

