Certaines graines germent dans les cendres tièdies. Il y en a d’autres qui viennent bien dans une terre toute tassée, l’empreinte des bottes qui nous piétinent
Nous ne cherchons pas de victoire.
Nous voulons juste défaire leur monde.
Ce monde qui nous jette dans la fournaise pour alimenter son délire.
C’est vertigineux. C’est possible.
Ayé, ayé ! Nous quittons l’époque !
Nous ne jouons plus leur jeu, ils sont défaits.
Ce que nous faisons maintenant, et comme nous le faisons, c’est la défaite d’un monde qui était parti à la conquête de l’univers quitte à tout détruire.
C’est vertigineux. Et aussi, c’est possible.
Nous ne voulons pas grand chose.
Nous voulons touTEs vivre au mieux en faisant avec ce qui vient.
Nous ne voulons pas de palaces.
Juste une place pour touTEs et chacunes
À la table commune et sous un toit qui lui ressemble.
C’est vertigineux.
C’est possible aussi.
Nulle victoire, pourtant.
Quelle victoire ce serait dans le désastre que nous laisse l’époque ?
Il suffit que ça germe encore et ça ira.
Il y aura des fleurs et d’autres graines encore.
Pas de victoire.
Mais il y a des mondes à vivre qu’on n’imagine encore même pas.
Il suffit pour y vivre d’y laisser croitre ce qui nous rassemble, que nos communes prennent vie.
Sans l’appui des certitudes et des grands plans, sans le pouvoir des personnes providentielles.
Assez solidaires de proche en proche pour affronter la tempête qui vient.
C’est vertigineux.
C’est possible aussi.
C’est possible là où ensemble on abolit les injustices.
Mais ça ne marche pas tant qu’il reste quelque part de l’injustice.
Ça aussi c’est vertigineux.
Et c’est possible.
Auteur: dev
